Biarritz Autrement

Contributions du groupe Abertzale aux élections municipales de 2008 à Biarritz

27 décembre 2007

JEUNESSE/GAZTERIA

BIARRITZ 2008 – 2014

Priorité aux jeunes

L’action sur les six prochaines années sera tournée de manière très significative en direction des jeunes.
Nos jeunes sont l’avenir de Biarritz. Leur place doit être importante, leur droit de « cité » incontournable.
Aujourd’hui, ils sont 3000  âgés de 15 à 25 ans ;4350 jeunes fréquentent nos écoles de la maternelle au lycée.
900 enfants fréquentent le centre de loisirs sans hébergement de Mouriscot et 764, les dispositifs de modes de garde (crèche, garderie).Cette année 4500 jeunes sont passés par l’Espace Jeune de Pétricot et les associations de jeunesse biarrotes dénombrent environ 800 adhérents. Enfin, 1000 jeunes sont également adhérents de l’Atabal, centre de musiques actuelles de Biarritz.
Une action forte sera menée en leur direction. Elle s’articulera autour des modes de garde, d’un accompagnement associatif développé, de l’emploi, de l’insertion des jeunes, du logement, de la prévention des conduites à risques et des cultures jeunes.
En un mot, notre action favorisera l’accès à l’autonomie des jeunes, qui doit être l’une des priorités du projet social de la ville.

  Les modes de gardes
a) 
les crèches
Les différents modes de garde donnent dans l’ensemble satisfaction mais il serait néanmoins souhaitable de créer une crèche supplémentaire de 40 places dans le nouveau quartier Kleber, crèche qui pourrait, également accueillir une antenne bascophone.La crèche OHAKOA se verrait par ailleurs augmenter son nombre de place Ohakoa et son fonctionnement renforcé.
Par ailleurs, une aide au mode de garde pourrait être envisagée pour un public de jeunes mamans en échec scolaire. Face à la nécessité d’un emploi, l’idée de séparation avec l’enfant est souvent synonyme de refus d’un travail, faute de mode de garde. Il serait intéressant et opportun d’expérimenter, au travers d’un autre service mandataire, des assistantes maternelles mobiles, pour venir en aide et sécuriser ces jeunes mamans qui pourraient ainsi démarrer une insertion dans de meilleures conditions.
Seraient ainsi créées des micro-crèches qui pourraient fonctionner durant six mois dans un premier temps, sur des horaires « atypiques » (6h/22h ; 7jours sur 7).
L’ensemble de ces systèmes de garde permettrait à la ville de Biarritz de bénéficier de quelques 200 places de crèche ; système de mode de garde très « tendance » chez nos jeunes familles.
b)   Le Centre de loisirs sans hébergement
Le CLSH Mouriscot, avec sa nouvelle unité des 7-15 ans nouvellement installée, accueille en moyenne 300 enfants par jour en été, issus de 520 familles biarrottes ou bidartars.
Afin d’améliorer notre centre de loisirs municipal, nous proposons la création d’un guichet unique permettant une simplification des démarches administratives aux familles. Celles-ci se verraient proposer un seul dossier d’inscription pour la restauration scolaire, les crèches, les centres de loisirs et les accueils périscolaires. Cette simplification s’accompagnerait aussi d’une facturation pour l’ensemble de ces services. Nous proposons également l’ouverture du CLSH le samedi après-midi en vue d’accueillir uniquement les préadolescents (7-15 ans). Mouriscot deviendrait un nouvel espace « ado » et servirait de lieu de rassemblement pour les activités et sorties extérieures.
Mouriscot pourrait devenir un lieu ressource pour l’éducation à l’environnement dans le cadre du développement durable (voir chapitre développement durable).
Dans le cadre des actions du CLSH, il serait intéressant d’imaginer une structure interne développant des activités en langue basque.
L’objectif étant ici de promouvoir la langue auprès d’enfants non initiés.
c)   Création d’un Uda leku à Biarritz
Les besoins émergeants de l’Ikastola et des structures bilingues (environ 350 jeunes) font apparaître la nécessité  de créer un CLSH bascophone type Uda Leku. Cette structure s’installerait dans les locaux de l’Ikastola dès la rentrée 2008-2009 et bénéficierait de l’agrément nécessaire pour ce mode de garde.


II – L’accompagnement associatif
Il pourrait être renforcé avec :
- La construction d’un skate park indoor et d’une aire de street d’une superficie d’environ 5000 m² dans le quartier de la Négresse et dans le prolongement de l’Atabal.
Le développement de la vie associative de ce quartier serait complété par l’implantation de nouvelles associations dans les hangars de Chazalon.
Ces opérations induiront un meilleur aménagement urbain permettant aussi de favoriser la dynamique de ce quartier  autour des cultures jeunes.
La création d’une salle dédiée aux danses urbaines (hip hop) serait à ce titre envisagée plutôt sur le quartier Kléber qui pourrait accueillir des locaux publics destinés aux différentes formes d’expression culturelles et corporelles.
Les associations de jeunes de la Ville seront aidées et accompagnées dans le cadre du suivi par notre service municipal de la jeunesse.
Dans cette logique, une attention particulière sera portée à l’implication de nouveaux jeunes dans le fonctionnement d’associations crées par leurs aînés (aujourd’hui âgés de 25-30 ans).
Des journées d’information ou de formation en direction des jeunes seront mises en place en collaboration avec la chargée de mission « vie associative ». Elles porteront sur des thèmes chers aux jeunes (emploi associatif, accompagnement de projet, service civile volontaire, …).
L’avancement du projet de partenariat avec les AEL permettrait de disposer en centre ville d’un espace principalement tourné vers l’éducation (soutien scolaire, examen blanc, cours de langues, etc...).

III – L’Insertion, l’emploi et l’information jeunesse
La création de l’espace jeune regroupant les services du BIJ, de Beti Lan, de la mission locale, de l’AFIJ et de l’ANPE s’est accompagné d’une véritable dynamique autour de la problématique d’insertion et de la recherche d’emploi. 4500 jeunes sont passés par cet espace avec en moyenne 350 par mois.
Cet espace sera renforcé par :
- un développement de la capacité d’accueil de l’espace multimédia et d’une amplitude horaire plus importante.
- Un développement de certaines journées d’information (jobs d’été) et de multiplier ce type d’initiative.
- La possibilité de servir de structure d’appui pour le public lycéen (recherche de stage à l’étranger avec le lycée hôtelier ou le milieu associatif (journée d’information sur l’emploi associatif, atelier, etc…).

- une communication accrue en direction de tous les publics jeunes, en s’appuyant sur les nouveaux moyens de communication (mailing list, sms,…).
Favoriser la mobilité :
Même si à Biarritz, les jeunes demandeurs d’emploi sans ressources peuvent accéder gratuitement au réseau de transport en commun du BAB,  certaines difficultés subsistent  lorsqu’il s’agit d’accéder à son emploi ou une formation hors BAB ou à des horaires non standards.                                                       

Deux pistes d’actions sont envisageables :
§  Développer le système de prêts de 2 roues à partir de l’expérience existante entre la Mission Locale et la MVC Balichon à Bayonne. En effet, un parc d’une quinzaine de «2 roues» est à disposition des jeunes du BAB orientés par la Mission locale, la faiblesse du stock disponible, faute de moyens financiers suffisants limitent considérablement la portée de ce dispositif qui a fait ses preuves. Afin de débloquer le parc de 2 roues disponibles, la Ville de Biarritz pourrait, dans le cadre de ce dispositif, financer une augmentation du parc de 5 «2 roues» supplémentaires à destination des jeunes biarrots.
§ Une bourse au «permis de Conduire» : l’absence de permis de conduire constitue un véritable frein à l’emploi. Afin d’améliorer l’accès à l’emploi des jeunes, la Ville de Carcassonne a expérimenté un dispositif où, sur la base de critères très précis et en fonction des ressources, la Ville finance de 50% à 80 % du coût des permis. En contrepartie, le jeune s’engage bénévolement pour une durée de 50 heures dans le secteur  associatif à vocation sociale et humanitaire.

Favoriser la sensibilisation aux métiers et au secteur professionnel :
D’après la mission locale, une des premières difficultés pour les jeunes en échec scolaire concerne l’orientation professionnelle.
Afin de favoriser la connaissance des métiers plusieurs axes de réflexion :
§ développement de chantiers-école destinés à sensibiliser les jeunes aux métiers du bâtiment en utilisant les différents chantiers mis en place par la Ville au travers de la Clause Insertion des Marchés Publics.
§ permettre aux jeunes en grande difficulté d’intégrer des chantiers d’insertion comme la MIFEN.
§  doter la Ville de Biarritz d’une véritable politique de recrutement de jeunes au travers des dispositifs comme les contrats d’apprentissage ou les contrats d’accès à l’emploi. Cette politique de recrutement nécessite une réelle volonté du service des Ressources Humaines et une implication des Chefs de service. Le personnel de l’Espace Jeunes pourrait encadrer le volet accompagnement social du dispositif.
§  développer le service Volontaire Européen avec le projet UNIS-CITE qui a le double avantage de permettre au secteur associatif de trouver dans ce potentiel humain un renfort important, et pour les jeunes, les moyens d’acquérir une première expérience formatrice.

IV – La prévention et la réduction des risques
Dans le cadre d’une action forte de prévention et de réduction des risques, nous proposons :
-  La mise en place de dispositif mobile (que l’on pourrait nommer la guagua1) qui pourrait être utilisé à l’échelle de Biarritz et de l’agglomération. Ce concept viendrait en appui d’un maillage préventif organisé par les animateurs sociaux et les animateurs de rues de la Ville de Biarritz et des communes avoisinantes. Ce bus « prévention » dont l’achat ou l’acquisition pourrait s’envisager dans le cadre d’un partenariat avec la STAB et d’autres partenaires, se déplacerait selon les endroits ou se retrouvent les jeunes (collèges, lycées, manifestations sportives, concerts, plages, Atabal,…) selon un calendrier et permanence à définir. Il serait également un moyen d’optimiser la communication en direction des jeunes sur tous les dispositifs existants dans l’agglomération.
-    Optimiser les dispositifs existants par la mise en place de distributions de préservatifs, éthylotest, de présentoir de présentation de plaquette d’information (collège, lycée, guagua…)
-    De renforcer le travail entrepris autour de la sécurité routière  par une sensibilisation aux gestes de premier secours (AFPS dans les collèges)
-    De remplacer le conseil communal de prévention des conduites à risques par une commission plus réduite mais plus active autour des principaux responsables de terrain des dispositifs de prévention des conduites à risques.
Cette commission serait formée d’un groupe de travail concernant les problèmes de l’enfance, de la jeunesse et de la parentalité. Il s'agit de réunir des acteurs sociaux intervenants sur des structures basés sur Biarritz : centre social, maison d’enfants à caractère social, association de prévention de la toxicomanie, CCAS, maison de la solidarité départementale, conseil local de sécurité de prévention de la délinquance

Ce groupe pourrait permettre une meilleure connaissance mutuelle  des acteurs professionnels et une actualisation de la connaissance des différents projets portés par ces structures. Il pourrait se développer une fonction de partage d’un certain nombre de constats et d’observations et une approche diagnostique de certains phénomènes sociaux.

Il pourrait en découler l’élaboration de réponses partenariales, de projet commun. Cette synergie interinstitutionnelle et inter-associative pourrait permettre une réactivité et une logique d’intervention pouvant reposer sur les ressources plurielles ainsi mobilisées. Cette dynamique pourrait permettre d’approcher des problématiques sensibles comme la protection de l’enfance, la prévention de la délinquance, les actions de soutien à la parentalité avec une visée de prévention.

V- Culture jeune
a) Evénements
L’évolution des structures des actions en direction des jeunes pourrait trouver un aboutissement lors d’un événement annuel (type Vibrations Urbaines) organisé par les jeunes. Un thème directeur servirait de fil rouge et serait décliné tout au long d’une semaine dans les établissements de la Ville (Médiathèque, le Royal, la Maison des associations, l’Atabal,…) ou encore dans les associations et les établissements scolaires.
Les vacances de Toussaint pourraient être propices à l’organisation de cette manifestation.
Cet événement pourrait s’inscrire dans le calendrier des événements incontournables de la Ville et s’organiserait avec Biarritz Evénement et toutes les associations de jeunes.

b) Musiques actuelles
L’Atabal a accueilli en 2 ans 45000 personnes sur 100 concerts où 200 groupes se sont produits, 50 jeunes suivent des formations, 80 groupes répètent dans les studios, 25 jeunes artistes ont exposés leurs œuvres. L’Atabal, devenu le lieu incontournable des musiques actuelles et de l’échange entre les jeunes contribue pleinement au caractère de lien « social ». Dans la continuité de ces résultats, nous proposons de développer :
-    l’espace multimédia avec une augmentation du nombre de poste et une offre de formation dirigée vers les jeunes.
-   un développement des ateliers découverte permettant l’initiation à diverses pratiques actuelles (musique électronique, graff, …).
-  Les ateliers MAO (musique assistée par ordinateur).
De plus, la programmation sera enrichie et développée en s’appuyant sur le réseau présent au Pays basque nord et sud ainsi que dans el sud des Landes.
Des passerelles seront ainsi créées sur la base de convention (Ampli, fête de la musique d’Ordiarp, Euskal Herria Zuzenean, Kafe Antzoki,…)
Il serait également nécessaire de mobiliser  les jeunes autour d’une association qui s’impliquerait au fonctionnement de l’équipement et qui contribuerait à augmenter la dynamique.
Dans la continuité des actions menées par l’Atabal, il semble très opportun d’envisager la création de plusieurs événements musicaux durant la période estivale :
-         le premier, début juillet à l’occasion du Roxy Jam
-         le second, troisième semaine de juillet en collaboration avec la société Get In de San Sebastien
-         le troisième, fin août lors du RipCurl Festival

VI- LOGEMENT DES JEUNES
Les données et contraintes liées à l’évolution de l’immobilier sur Biarritz ont eu un effet dévastateur sur l’accession des jeunes biarrots au logement .
Sur plus de 450 demandes en attente de logements à Biarritz, figurent près de cent dossiers présentés par des jeunes.

La construction du nouveau quartier Kléber avec ses 350 logements devrait nous permettre d’infléchir cette tendance. Pour cela nous proposons un quota de logements locatifs et d’accession à la propriété pour les jeunes dans le cadre d’une recherche de mixité et d’équilibre.
Ce public pourrait être, évidemment, un public de jeunes en situation de rupture, pour lesquels un accompagnement spécifique devrait être de mise. Mais pas seulement ; il existe également un public de jeunes en démarche d’insertion ou en insertion effective, et dont les revenus ne permettent pas d’accéder à un logement.

Il conviendra d’imaginer un fond d’aide au logement locatif municipal chez les jeunes, qui pourrait permettre à ce public de bénéficier d’une bourse au logement.
Cette forme de « Fond Solidarité Logement Municipal Jeunes » pourrait s’envisager sous le forme d’un prêt bancaire permettant à des jeunes, n’accédant pas au minimum social, de bénéficier d’un accès identique à une démarche « Loca-pass.
Ce dispositif viendrait compléter les nécessaires dispositions d’aides financières existant pour les jeunes et notamment le FAJ (fond d’aide aux jeunes).
Ce dernier fond pourrait par ailleurs être ouvert aux 16-18 ans au travers du fond de secours du CCAS et ainsi, par la mission locale, permettre à une trentaine de jeunes en grande difficulté de bénéficier d’une aide spécifique.
Enfin, il serait envisageable à partir de l’espace jeunes et du Bij d’imaginer la création d’un guichet lié à la recherche et location d’hébergement en direction des jeunes et notamment de la mise en réseau de jeunes intéressés par la « colocation ».

Logements saisonniers et étudiants
Le problème des logements saisonniers est à prendre très au sérieux. Trop de jeunes ne peuvent accéder à un logement saisonnier décent. Le foyer des jeunes travailleurs accueille presque exclusivement des jeunes saisonniers ce qui n’est pas sa vocation unique.
Il devient plus que nécessaire que ce problème soit examiné dans le cadre d’une approche globale avec les villes limitrophes de Biarritz touchées par ce problème.

Nous préconisons la construction d’une unité d’hébergements sur les terrains de l’Auberge de Jeunesse d’Anglet avec l’implication de l’UMIH. 

Hébergements sportifs /Tourisme de jeunes
Aujourd’hui se fait jour à Biarritz une demande récurrente d’hébergements à caractère sportif et ce, afin d’accueillir un public de stages sportifs, d’équipes de jeunes en préparation, d’élèves de sections sportives et culturelles obligées de migrer vers des villes voisines.
 
L’extension de l’auberge de Jeunesse pourrait en partie apporter une réponse mais l’idée d’aménager la Villa Banuelos jouxtant le collège Rostand et le Lycée de Biarritz, en centre d’hébergements « Sportif et Culturel » est d’actualité. Nous proposons que cette villa soit transformée en centre d’hébergement pour l’accueil de lycéens et de sportifs. Cet équipement viendrait compléter les installations existantes et permettrait au Lycée de Biarritz d’avoir les équipements nécessaires à son développement. Une unité d’une quarantaine de lits est envisageable, complétant les cinquante unités de l’extension de l’auberge. Biarritz sera ainsi prête pour l’accueil de stages sportifs et culturels, de sportifs de haut niveau de pôles espoirs ou sections sportives, d’élèves pour les «  classes océanes » ou d’étudiants pour des stages linguistiques.

Posté par btz_autrement à 17:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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